
À l'approche des élections, l'AMBQ profite de l'occasion pour mettre de l'avant quatre enjeux cruciaux pour l'avenir des microbrasseries québécoises. De la fiscalité à la présence dans les marchés publics, en passant par la reconnaissance légale et la place accordée aux producteurs locaux dans les grands événements, ces revendications visent à créer un environnement plus équitable pour une industrie artisanale en pleine croissance et ancrée dans chacune de nos régions.

Contrairement aux autres producteurs d’alcool artisanaux, les microbrasseries n’ont toujours pas le droit de vendre leurs bières dans les marchés publics du Québec. Cette interdiction, qui découle d’une réglementation désuète, empêche les consommateurs de découvrir des produits locaux dans des lieux pourtant dédiés à la mise en valeur du terroir. Le Québec est la seule province canadienne à maintenir une telle exclusion.
L’AMBQ demande donc de moderniser la réglementation afin de permettre aux microbrasseries de vendre leurs produits dans les marchés publics. Cette mesure simple, à coût nul, aurait des bénéfices tant pour le consommateur que l’économie de nos régions.

La fiscalité freine aujourd’hui la croissance des microbrasseries québécoises. Au départ, la taxe spécifique sur la bière a été pensée selon la réalité des grands brasseurs. L’instauration d’un taux progressif à trois paliers était venue corriger partiellement la situation en 1996, mais 30 ans plus tard, son échelle n’est plus adaptée à la diversité de l’industrie.
L’AMBQ propose donc de moderniser la fiscalité du secteur. Une modulation sur huit paliers, évoluant selon le volume de production, permettrait de mieux refléter la diversité des microbrasseries québécoises, dont la taille varie grandement, et de stimuler la création de nouvelles entreprises.

Au Québec, les microbrasseries ne bénéficient d’aucun statut légal reconnu. Toutes les entreprises brassicoles sont traitées pareillement, qu’il s’agisse de producteurs artisanaux d’ici ou de filiales de multinationales étrangères produisant des millions d’hectolitres de bière chaque année. L’appellation « microbrasserie » n’est pas protégée.
L’AMBQ propose de reconnaître officiellement le statut de microbrasserie dans la loi afin de mieux refléter la réalité des PME brassicoles et d’éclairer les consommateurs. Une microbrasserie québécoise devrait être définie comme une entreprise brassicole dont le siège social est situé au Québec et produisant moins de 500 000 hectolitres par année.

Les festivals et grands événements financés par le gouvernement du Québec n’ont aucune obligation de faire place aux producteurs locaux dans leur offre alimentaire. Résultat : plusieurs festivals privilégient des multinationales plutôt que les microbrasseries d’ici au moment de retenir un fournisseur de bières.
L’AMBQ propose que les événements recevant des fonds publics soient tenus de réserver une certaine place aux producteurs bioalimentaires dont le siège social est situé au Québec. Cette mesure simple permettrait de maximiser les retombées économiques locales des subventions publiques et de valoriser le savoir‑faire québécois auprès des visiteurs, tout en renforçant notre identité culturelle et gastronomique.
Merci à la microbrasserie À La Fût pour les bières & Étiquettes PDF pour l'impression des étiquettes !

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